dimanche 20 mars 2016

Déjeuner coquin aux Chandelles

Jeudi 03 mars 2016
Louise Bourgoin

     Depuis longtemps, j'ai envie de découvrir, ce club parisien mythique ; l'occasion m'en est donnée grâce à deux amis de longue date, rencontrés sur un forum libertin puis en réel au cours d'un mariage non moins libertin que j'ai raconté en d'autres temps et en d'autres lieux.

     L'excellent déjeuner me permet d'apprécier un staff très présent et sympathique,  qui tient à s'assurer du bien-être de la clientèle.
     Puis nous passons à la  visite guidée, je ne me suis jamais rendue dans un club un jour de pluralité masculine et j'ai un peu d'appréhension, d'autant que je croise quelques regards sans équivoque, et que quelques mains frôlent discrètement mes courbes au passage... Le lieu est magnifique, je comprends en effet l'engouement des habitués, il y a vraiment une âme dans ce club.
      C., mutine, propose de m'attacher avec les menottes doublées de fourrure rose qui sont à l'entrée de l'un des coins-câlins, et aide F. à les fermer. La proposition d'une bonne fessée n'est pas pour me déplaire...et j'apprécie la douceur avec laquelle F. procède, puis l'intensité croissante de ses coups qui claquent sur mon postérieur... Très vite, nous sommes un peu entourés, le spectacle semble apprécié. Je me demande toujours pourquoi une femme attachée fait fantasmer à ce point la gent masculine, mais après tout, j'aime être ainsi offerte, proie consentante, à des tourments mesurés... J'apprécie d'être un objet de désir, pas obscur du tout, et un objet de plaisir également ! F. demande aux autres hommes de bien vouloir laisser libre l'accès à mes fesses, ce qui me fait rire, et je ne tarde pas à sentir de nombreuses mains sur moi, me caressant en divers endroits, ce qui décuple l'effet du "châtiment" .
     Puis F. me propose de passer dans un des coins, j'opte pour une alcôve assez petite où il m'a dit que nous pouvions rester seuls. Dans un premier temps, je préfère en effet... Je me souviens qu'il a publié il y a un certain temps un article sur son blog pour expliquer comment il aimait la fellation, et j'essaie de me remémorer ses préférences....Apparemment, cela lui plaît... Les caresses de sa langue et de ses doigts sont également à la hauteur de sa réputation, et si je reste discrète dans les manifestations de mon plaisir, il est intense et jubilatoire....Plusieurs fois, il refuse l'entrée de l'alcôve à des volontaires. Je remarque que personne n'insiste, un respect très appréciable. Il souhaite me prendre et me demande comment j'aimerais... Je réponds sans hésiter "En levrette, et on fait entrer un autre joueur ?". Bon je l'avoue, j'adore cette configuration à trois, où je peux sucer avec gourmandise un homme placé devant moi, tandis qu'un autre me prend par derrière.... Cela fait longtemps que je n'ai pu satisfaire ce pervers penchant (tous les défauts, vous dis-je, ingénue très libertine que je suis) et il semble que mes deux complices du moment ne s'en plaignent pas, non plus que moi, qui gémis de plaisir....F. connaît notre nouveau partenaire, et m'assure qu'il est très bien. Nous apprendrons plus tard que C. l'a envoyé tout exprès, une attention délicate que j'apprécie à sa juste valeur. Après le feu d'artifice, vient le temps des câlins, sans lesquels mon plaisir n'est jamais complet. Je m'amuse de ce que F. reconnaît les voix des habitués, et les manifestations du plaisir de C., non loin de là.
      Un peu plus tard, C. nous offre un joli spectacle sur une large banquette, et nous nous installons en face.... Très vite, je suis à quatre pattes, très occupée avec ma bouche... Je n'ai pas choisi cette posture au hasard, je sais bien que c'est une véritable invitation....et je ne tarde pas à sentir que nous sommes entourés, on me caresse, puis on me pénètre.... Il me semble bien qu'il y a plus d'un participant, mais je ne trouve pas cela désagréable, bien au contraire...J'aime sentir toutes ces mains sur moi, et ces caresses anonymes....Je caresse aussi ce qui passe à ma portée. F. veut me reprendre mais au bout de quelques temps, propose de passer au "plan B"....  Je n'ai jamais pratiqué cette position, mais je suis toute prête à lui faire plaisir...et ne peux que constater rapidement l'efficacité du Plan B....Quand je demande un temps de repos, les hommes encore présents autour de nous s'écartent sans discuter...Je trouve leur comportement vraiment très respectueux... Le seul qui se présente après la bataille et tente de poser ma main sur son membre se confond en excuses quand je lui dis que j'ai demandé un peu de tranquillité. C. nous rejoint bientôt, et F. ne tarde pas à lui caresser les seins.... Mon amie n'est pas bi, je le sais, mais sa poitrine magnifique est une tentation irrésistible et j'ai beaucoup de mal à retenir ma main... Mais elle est prête à faire un effort pour une amie, dit-elle, et c'est peu dire que je ne me fais pas prier...S'ensuit un charmant moment à 3, F. use de sa langue sur C., tandis que je la caresse, et que ses beaux cheveux nous font un voile soyeux....Un autre homme nous rejoint mais je le freine un peu dans ses ardeurs, car je n'aime pas trop qu'on me saute dessus sans autre forme de procès...  Il y a tout de même un moment où je ne sais plus trop bien qui fait quoi avec qui...mais j'adore perdre la tête comme ça... Après le départ de C., notre premier complice nous rejoint... Je l'ai vraiment apprécié, et ses caresses vont cette fois m'arracher des cris de plaisir et des spasmes incontrôlables...Le plus fort orgasme de cet après-midi, pourtant riche en plaisirs...C. vient alors nous prévenir qu'il est plus de 20h, et qu'il est temps de penser à prendre une douche et à boire un dernier verre de coca, si nous le souhaitons....Comment ça, "plus de 20h" ? Il me semble que nous venons à peine de finir notre déjeuner....
     Merci à mes deux guides pour ce bel intermède... Je ne me ferai pas prier pour recommencer dès que l'occasion se présentera....

jeudi 17 mars 2016

Abandon...

 Mardi 15 mars 2016

     Je commence le dernier roman d'Eva Delambre, L'Eveil de l'Ange*, et je réalise au fil des pages ce qui me rend nerveuse, fiévreuse, et pourquoi je peine à retrouver totalement mon équilibre, alors même que la vie semble à nouveau riche de belles rencontres et de moments heureux.... Eva semble écrire MES souvenirs, tandis que son héroïne écrit ceux de son employeur, avant très certainement de les vivre à son tour, et ses mots trouvent un écho puissant en moi...
      Je veux à nouveau connaître cet abandon de la soumise qui se donne à son maître, dans la confiance totale qui lui permet de lâcher prise et paradoxalement de se libérer.... C'est cela qui me manque, que je trouve en partie dans les cordes, mais en partie seulement. Je veux revivre cette appréhension qui me faisait résister à ses ordres, avant de m'exécuter, le rouge aux joues, pleine d'une révolte intérieure, et souvent d'une exquise angoisse qui ne faisait que rendre l'abandon plus complet et plus doux. Ils me manquent, ces moments où la honte le disputait à l'excitation, avant que ne vienne l'acceptation, puis la fierté d'avoir su dépasser mes peurs. Envie de revivre le moment où ma volonté cède à une autre volonté, pas parce qu'il est le plus fort, mais parce que je lui fais confiance....
     Mais la confiance s'est envolée, et je ne parviens pas à me laisser aller complètement,... Toujours je suis sur le qui-vive, et je fuis qui pourrait prendre le dessus sur moi, de peur d'une nouvelle déception, je me cogne aux murs, comme un papillon de nuit attiré par la lumière...
    Ce n'est pourtant qu'au prix de l'abandon que je serai un jour peut-être enfin à nouveau moi-même.....
   

* un roman que je vous encourage vivement à lire, comme le précédent Devenir sienne, car l'écriture d'Eva Delambre est belle, sensuelle, élégante et sincère.... De la belle littérature, érotique et bdsm.
     

dimanche 13 mars 2016

Echanges épistolaires

Mercredi 24 février 2016

   
Un commentaire sur le post d'une amie commune, un tour sur un blog, et une longue chaîne de messages privés échangés... Mme de Sévigné n'écrit plus de longues lettres à la main, mais elle échange sur des messageries instantanées, avec un monsieur qui pourrait bien être son cousin de Bussy-Rabutin :).
     Humour et culture, deux qualités qui me séduisent toujours, et aussi de la générosité et de la sensibilité. Je me sens souvent spirituelle au fil de nos conversations, moi qui suis si souvent hantée par l'esprit de l'escalier, il aime mon impertinence et me surnomme rapidement "Friponne" depuis que je lui ai dit que j'en étais une....Au cours des derniers mois, tandis que je nageais encore dans l'incertitude et le doute, nos bavardages m'ont souvent rendu le sourire et tenu compagnie les soirs où la solitude se faisait trop pesante.
     Notre amie commune m'a bien certifié qu'il existait "en vrai", qu'il était charmant et qu'elle le voyait de temps en temps... Je me méfie toujours un peu des relations virtuelles.
     Les jours passent et je m'étonne un peu qu'il ne montre pas la moindre intention de me rencontrer... C'est moi qui, curieuse, finirait pas le lui proposer, un de ces jours où je me dis que je dois prendre ma vie en main, et faire de nouvelles rencontres pour élargir un peu mon horizon, et ne dépendre de personne. Qu'est-ce que j'attends de cette rencontre ? Je ne suis pas sûre de le savoir moi-même....
     Rendez-vous est pris pour un déjeuner. Nous devons nous retrouver à la Gare de Lyon, à mon arrivée. Je suis un peu inquiète : comment le reconnaîtrai-je ? Il est sûr que je ne me tromperai pas, et il a raison car je me dirige vers lui sans hésiter...et lui fais une révérence, un jeu virtuel entre nous jusque là... Il me dira plus tard qu'il a été admiratif et surpris que j'ai tenu parole.
     Il est visiblement un habitué du restaurant où il m'emmène, et où le repas se révèle aussi délicieux que la conversation.... Je le sais dominant, il me sait soumise. Il me fera rougir plusieurs fois, et s'amuse de mes yeux baissés qui parfois évitent les siens.
     En sortant, il m'attrape fermement et m'embrasse... Et dans le métro, n'hésite pas à glisser ses mains sous ma parka et à ouvrir mon pull de haut en bas. Il m'attrape par les cheveux et me tire la tête en arrière, m'obligeant à le regarder dans les yeux, de très beaux yeux d'ailleurs...Je suis troublée, je l'avoue, et un peu nerveuse aussi...Le jeu m'amuse, il me caresse au vu et au su de tout le wagon, mais si discrètement que je ne suis pas sûre que les autres passagers se rendent compte de ce qui se passe...
     Ma vie est un peu compliquée ces temps-ci et il m'est difficile de prendre un parti... Je veux tout et son contraire, sans renoncer à rien : ni à l'amant libertin qui me comble, et me rend ma joie de vivre (s'il y en a d'autres, il est le préféré), ni à celui qui me domine parfois, le seul aux pieds duquel j'ai envie de rendre les armes, le seul aussi qui ait le droit de laisser ses marques sur moi.... Mais avec lequel les relations sont si compliquées et ambiguës que je ne suis jamais sûre de rien, pas même de ce que j'attends de lui ou lui de moi....Ai-je le droit de jouer avec un autre dominant ?  La question est épineuse et je la tourne et la retourne dans ma tête... sans pouvoir y apporter la moindre réponse. Colombe effarouchée qui s'envole et fuit à la moindre alerte pour se poser un peu plus loin dès qu'elle a le sentiment qu'elle pourrait être tentée de se laisser mettre en cage....
     Cet après-midi me laisse pourtant de jolis souvenirs d'une belle rencontre...

samedi 5 mars 2016

Un chocolat très chaud

  Mardi 26 janvier 2016   

   
 Avec l'aimable autorisation de mon complice :)

     Tout a commencé par la promesse d'un chocolat chaud et de câlins, sur un réseau social bien connu,  un jour où ma bonne humeur avait pris des vacances... Moi, habituellement si réservée,  je suis saisie d'un coup de folie, impossible d'expliquer cela autrement, et je réponds favorablement à cet homme, qui n'est pas vraiment un inconnu, mais qui ne m'a été présenté que quelques jours plus tôt par une amie de longue date. Je l'avais trouvé sympathique, mais sans même que m'effleure la pensée qu'il pourrait arriver quoi que ce soit entre nous...J'ai aimé son sourire et son allure, il a aimé mon "petit regard timide" et mes yeux verts, dira-t-il plus tard.
     Et c'est ainsi que je me retrouve deux jours plus tard, dans un hôtel de charme, non loin de chez moi, un peu surprise de ma propre audace. Comme je l'ai déjà dit, je suis plutôt timide, même si peu de gens le remarquent. Je suis sensible aux attentions charmantes de mon hôte,  qui a préparé dès le matin un thermos de chocolat chaud à se damner, accompagné de friandises choisies chez le meilleur pâtissier de ma jolie ville...
     Quand les choses se font plus précises, je me surprends encore moi-même, car je m'embrase littéralement sous les caresses de mon charmant amphitryon....J'aime la saveur de ses baisers, il me semble toujours qu'on ne connaît quelqu'un que lorsqu'on l'a goûté... et je ne vais pas me priver, Ses mains sur moi sont à la fois douces et fermes, exactement comme je les aime. Et quand il me caresse de sa langue et de ses doigts, il ne faut pas longtemps pour que je vocalise en musique, car en plus, il a eu le bon goût de prévoir un accompagnement sonore bien choisi... Je ne reste pas inactive non plus, et je savoure avec délices le bel esquimau (plus chaud que glacé) que j'ai découvert après une courte lutte avec sa ceinture et son pantalon (non mais vraiment les créateurs de mode masculine pourraient simplifier un peu...)....Après chaque pause, il suffira d'un regard échangé pour que le désir de l'un comme de l'autre renaisse. J'ai l'impression d'enchaîner les explosions du plaisir sans reprendre mon souffle, et je sens le petit bouton gonflé et juteux comme un abricot bien mûr...L'heure tardive (ou matinale c'est selon) nous laisse détendus et ravis...Et prêts à recommencer une semaine plus tard (encore un bel hôtel près de chez moi) avec le même enthousiasme... Entre deux intermèdes brûlants, nous discutons et je découvre avec plaisir un homme cultivé et plein d'humour, deux qualités que j'apprécie, en-dehors de la sensualité joueuse dont il fait preuve à plusieurs reprises. Et qui pour y être récemment venu, n'en cultive pas moins un vrai esprit libertin, qui lui vaudra d'ailleurs l'approbation d'un difficile "ancien combattant" de nos amis. Nous avons visiblement tous les deux le sexe joyeux et gourmand, véritable fête des sens, de tous les sens et dans tous les sens,  et nous apprécions les bons moments partagés, d'où la tendresse, ce petit supplément d'âme si nécessaire, n'est pas absente...Bons moments que nous renouvellerons encore une dizaine de jours plus tard, après des conversations virtuelles qui ont fait monter la température (j'aime jouer avec les mots et les images, et j'ai là un partenaire à la hauteur)... et plusieurs autres fois, en des lieux divers depuis le premier jet de ce récit, avec un plaisir intact, à deux ou à plusieurs...  Et j'aime aussi  la fièvre qui nous saisit dès que nous nous retrouvons et qui nous pousse l'un vers l'autre sans aucune retenue !


jeudi 25 février 2016

Les Ecrits Polissons : la lettre coquine

Mercredi 24 février 2016

Les Ecrits Polissons sont un atelier d'écriture érotique et ludique, qui se tient à Paris une fois par mois, sous l'égide de la charmante Flore Cherry et de son sex'sisstant, D'Ange Heureux Poète.
L'invité du jour donne le thème de l'atelier, qui démarre par un jeu qui permet de "briser la glace" entre les participants.
Ce soir, ce sont Léa Feutre, écrivain, du site Parler d'amour et Maria Vilenius, calligraphe, spécialistes en rédaction de lettres d'amour, qui sont à l'honneur.

Et voici les consignes de l'atelier d'écriture du jour : répartis par groupe, nous devons choisir une pratique sexuelle et un prénom ; l'un d'entre nous sera initié à la calligraphie, et devra écrire joliment ces deux choix, tandis que les autres rédigeront une lettre érotique où il ne faudra s'exprimer que par ellipses et autres métaphores.... Ca tombe bien, car j'ai beaucoup de mal à parler ouvertement de bite, de cul et de chatte, et je préfère infiniment ce qui est suggéré à ce qui est dit crûment.... Avec mes complices, Kilt Chris, LaDouce Ingrid et Daniel N'Guyen, nous décidons de filer la métaphore boulangère de la fessée, et voici le résultat de nos élucubrations conjointes :

                                                   Chère Hortense,

    Je ne rêve rien tant que pétrir la boule chaude et voluptueuse de vos rondeurs. Je battrai avec ferveur le pâton de vos rotondités jumelles et j'espère que votre plaisir saura humidifier convenablement la pâte et aider à la levée de mon rouleau à pâtisserie.
    Je tamiserai de la farine parfumée sur les globes opalins sur lesquels vous vous asseyez habituellement, afin de travailler cette pâte de mes doigts experts, tout en lui prodiguant quelques caresses appuyées de mes mains.
    Quand elle aura reposé un peu, je vérifierai de tactu son élasticité avant d'utiliser mon pinceau à poils naturels pour dorer au blanc d'oeuf cette magnifique paire de miches, que j'écarterai à l'hémistiche afin de vérifier le degré parfait de sa cuisson.
    Puis je l'enfournerai avant de la déguster avec délectation.
    J'espère que cette recette vous agréera et que nous aurons souvent l'occasion de boulanger ensemble.

                                                   Votre dévoué,

                                                        Henri

mardi 23 février 2016

Le Jour du Seigneur

Dimanche 21 février 2016

Cet après-midi, ce sera shibari, photo et dessin, il me l'a dit quand je suis arrivée... Et nous voilà, moi en kimono rouge, lui en kimono bleu, et notre photographe-dessinateur convenablement installé... Je suis donc debout sur un pied, l'autre jambe pliée et attachée sur elle-même, talon à la fesse, à demi-suspendue néanmoins, les mains liées dans le dos... Plus que jamais proie immobilisée, hypnotisée et bien incapable d'échapper à son tourmenteur, mais aussi proie consentante et à demi-envolée vers des horizons intérieurs qui n'appartiennent qu'à elle. Et voilà qu'il sort le fouet... Le fouet ? Là, maintenant ? Ce serait bien nouveau.... Mais les coups pleuvent sur le kimono rouge, puis sur la jambe attachée... Je suis surprise mais ce n'est pas désagréable, le kimono amortit bien les coups et je sais que je n'aurai pas de marques ce jour-là... Il se plaint de ne pouvoir utiliser le fouet comme il veut dans l'espace réduit de la pièce...Et sort la cravache.... Et il n'y va pas de main morte, la douleur est bien présente cette fois, et je pousse des gémissements sourds à chaque fois que claque le cuir sur ma peau...
Il sait que je me tais généralement sous les coups, laissant mon corps exprimer la douleur exquise. "Crie, mais crie donc" me jette-t-il. Je le foudroie du regard à travers mes cheveux qu'il a dénoués.."NON !" La soumise est d'humeur rebelle, et elle sait bien que cette provocation va piquer au vif celui qui tient la cravache.....Les coups redoublent, et je ne parviens pas à garder le silence...Je me tords pour échapper à la correction, essayant de protéger ma cuisse qui déjà accuse une belle marbrure rouge, mon pied, partie sensible où je supporte mal les coups, mais toujours il parvient à m'atteindre et ne me laisse pas de répit....Les larmes ne sont pas loin cette fois  car c'est très intense....Mais je le regarde et j'éclate de rire, en même temps que lui, libérée, toute tension disparue....

"Sadique ! "
"Oui, complètement ! "

Nous rions, nous rions d'un rire jubilatoire, sous l'oeil de notre ami, à peine moins hilare que nous... Plus que jamais complices, heureux de ces jeux que nous aimons tous les deux, et en ce qui me concerne, toujours fière de me sentir digne de ses cordes, et d'être ce violon bien accordé dont il joue....pizzicato piccante :)
Et le lendemain, quand je lui envoie par sms une photo des marques qu'il m'a laissées, avec en message "Ca fait maaaal !",  la réponse est lapidaire : "Tu le méritais !"
Comme il y a des choses que l'on aime à s'entendre dire.....:)


"Le Maître est ici et il t'appelle" Jean, 11, 28 (un dimanche, une citation des Evangiles s'impose...)


Ropes and whip : Philip Ann
Model : Me
Pics : GKOOT

mardi 16 février 2016

Prendre Ses marques....

     Chaque jour depuis cette belle soirée de samedi dernier, et plutôt deux fois qu'une, je me regarde dans le miroir.... Les marques du fouet sont toujours là, bien visibles, et chaque fois, je ne peux m'empêcher de sourire rêveusement en les contemplant.... Ce sourire reste longtemps sur mes lèvres, et on doit se demander autour de moi ce qui me met en telle joie ...
    J'aime particulièrement celle qui s'enroule autour de ma taille, comme un serpent rougeoyant et je la suis du bout du doigt....sentant à nouveau cette caresse de cuir que je préfère entre toutes...
    L'anneau bleu autour mon bras me rappelle aussi qu'il m'a attachée à même la peau ce soir-là, pour la première fois.... Il a serré un peu plus fort que d'habitude, comme s'il craignait que les cordes ne glissent plus facilement sur ma peau que sur le kimono que je porte habituellement, et que j'ai enlevé sur son ordre....N'entends-je pas encore sa voix me dire qu'il ne le fait jamais ? J'ai été surprise, mais je le suis toujours, et je me suis vite détendue, car ce sont ses mains et ses cordes, et ma confiance est totale...