mercredi 19 février 2020

Humeur littéraire....

Mercredi 19 février 2020


Personne n'a peint les tourments de l'âme humaine comme Racine...et ce soir, je partage avec vous ce texte magnifique, dans lequel je me retrouve tout à fait...

Bérénice (à Titus)
Je n'écoute plus rien, et pour jamais adieu.
Pour jamais! Ah! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime? 
 
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous?
Que le jour recommence et que le jour finisse 
 
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus! 
 
L'ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence?
Ces jours, si longs pour moi, lui sembleront trop courts.

Jean Racine, Bérénice (1670), IV, 5 

vendredi 14 février 2020

L'emprise

   Je n'avais jamais publié ce texte, écrit en d'autres temps et dans une autre vie...Aujourd'hui, je ne baisse plus les yeux devant personne, je ne m'agenouille plus aux pieds de personne...Et rien ne semble indiquer que cela changera un jour...Mais il ne faut jamais dire "Fontaine..."   

 L'emprise....Dans ce simple mot, tant de choses.
     L'idée de possession d'abord, dans le participe passé du verbe (em)prendre. Et cette insistance du préfixe em-, du latin in- qui dit bien que l'emprise est avant tout intérieure.
     Dans l'histoire médiévale, c'est aussi le contrat moral qui lie le chevalier à son suzerain ; et en droit, cela marque la prise de possession physique d'un terrain.
      Dans toutes ces définitions, je retrouve une part de moi.
      Je vis sous emprise, et pourtant je ne suis la soumise de personne, je suis seulement soumise à lui, parce que c'est ainsi que je me sens quand un seul de ses regards suffit à me mettre à genoux.  Il ne veut pas de ma soumission, et m'a laissé libre, trop libre, de faire tout ce que je veux. J'aime ma liberté, loin de tous les remous qui agitent ce petit monde et me renvoient à des blessures qui ne semblent pas guérir ; je la mettrai à ses pieds  s'il me la demandait demain mais pourtant j'aime qu'il ne le fasse pas... La place qu'il me fait auprès de lui me convient et tant qu'il en sera ainsi, je ne pourrai échapper à l'emprise... Un jour peut-être, un autre parviendra à me faire baisser les yeux mais en attendant, mieux vaut être son jouet à lui que la soumise de quelqu'un d'autre....

jeudi 13 février 2020

Colombe vole encore à Tire d'Aile....

Jeudi 13 février 2020

        Voilà longtemps que je ne suis pas venue ici...Mais j'ai grand plaisir à voir que le blog continue à vivre , grâce à vous, lecteurs, qui passez ici :-). Soyez-en remerciés !
        Peut-être de nouveaux textes à venir, l'envie d'écrire me reprend....

mercredi 1 août 2018

Mot à maux :-)

 

  "J'ai envie de t'attacher et de te baiser comme un sauvage !"

     La lecture de ce message a fait monter la température d'un seul coup, et provoqué un humide incendie dans certaine région de mon anatomie, sans parler du feu d'artifice qui a explosé dans ma tête, rendant difficilement répressible l'envie d'aller en retrouver l'auteur sur-le-champ... Il a fallu attendre un peu, mais le programme annoncé a été scrupuleusement et magistralement réalisé...
 
 Comme il y a des mots que l'on aime à s'entendre dire, et des maux qu'on aime à subir....

mercredi 25 juillet 2018

Banc d'essai....


     J'arrive peu après lui...
- Tu tombes bien, tu vas m'aider à décharger la voiture.(Il ouvre le hayon et dévoile un gros objet en bois que je reconnais tout de suite pour une bobine industrielle) Tu sais ce que c'est ?
- Oh oui ! Et je sais même ce que tu veux en faire ! (note de triomphe dans ma voix)
- Ah bon ? Comment tu le sais ?
- Parce que j'en ai vu une comme ça chez des amis et que ça sert de banc à fessée !
     Là, je le sens un peu déconfit devant la surprise éventée....Je ferais bien de tourner 7 fois ma langue dans ma  bouche avant de parler parfois...Mais je me ferai pardonner en jouant l'assistante-bricolage et le cobaye pour tester l'objet amélioré par ses soins , au cours d'une mémorable séance à la cravache .

Il y a des choses qu'on n'a pas envie d'oublier...

mardi 17 juillet 2018

Petit shooting entre amies

Mercredi 11 juillet 2018

Sandro Botticelli, Les trois grâces, circa 1480
     Un shooting avec Esther et Clarissa.. J'en ai rêvé et Alain a été le bon génie qui nous a permis de réaliser ce joli voeu...
      Habituellement, j'aime jouer avec les filles, à condition que les hommes ne soient pas absents.... Mais je ressens une attirance toute spéciale pour Clarissa et Esther, qui sont bien les seules femmes à me plaire pour elles-mêmes et non dans le cadre d'un jeu libertin et échangiste. Quelque chose en elles, plus qu'une simple attirance physique, car elles sont toutes deux ravissantes, me touche profondément et m'appelle...
   

     Nous voilà donc réunies dans le studio tout blanc où Alain réalise ses shootings. Comme je le pressentais, l'entente est immédiate entre Clarissa et Esther.
      Nous jouons sous l'oeil du photographe un trio en rouge majeur, avant que les robes ne s'envolent pour laisser la place aux dessous affriolants, toujours en noir et rouge comme l'a souhaité Alain, et qui ne tardent pas à voler eux aussi....nous laissant toutes trois  en tenue d'Eve....De doux baisers, de tendres caresses et des regards mutins s'échangent à l'ombre de nos grands chapeaux de jeunes filles en fleur. Nos souffles se mêlent et s'accélèrent, trahissant d'autres désirs, tandis que que nou composons joyeusement une véritable "salade de filles" sur le sol, bras et jambes tellement mélangés qu'on ne sait plus ce qui est à qui... Mais, prises au jeu de la séance, nous reprenons la pose, au gré de nos envies et des suggestions de notre photographe.

     Me voilà domina d'un quart d'heure, de noir vêtue, Esther et Clarissa à mes pieds. Nos rires démentent le jeu, je ne suis décidément pas plus convaincante que convaincue dans cette situation  ! Puis inversion des rôles : Clarissa est bien plus à l'aise en maîtresse, il ne lui manque que sa cravache ! Esther et moi, disciples adoratrices et nues, nous prosternons à ses jolis pieds avec délectation.

     Ces heures sont magiques, et il règne dans le studio une atmosphère de boudoir sensuel et déluré où trois amies échangent de coquins secrets et se lâchent en liberté sous l'oeil du photographe, discret mais heureux de notre complicité spontanée..."Concentré d'essence de fiiiiille !" comme disait une publicité il y a quelques années....
 

Le temps passe trop vite, et vient le moment où Alain, comme à son habitude, nous demande ce que nous aimerions afficher comme "mot de la fin" sur nos trois paires de seins.... "Sea, sex, and sun" ? C'est de saison !" "Non ! See, touch and taste !" La proposition d'Esther remporte tous les suffrages...et Alain parachève son ouvrage en "signant" nos trois postérieurs d'un "by Al" tracé d'une main ferme...

     Merci à mes deux charmantes complices et à notre talentueux photographe pour ces instants uniques, dont le souvenir nous restera longtemps dans nos coeurs....


Crédit photos : Alain Massa

lundi 15 janvier 2018

Dialogue de cordes


Ropes : Philip Ann, pic : Gil Koot, model : me


"Tu mouilles dès que je t'attache, hein, petite rebelle, petite salope...."
Je le regarde à travers mes cheveux, en souriant, sans rien dire.
Quelques coups de cravache pleuvent sur mes cuisses.
"Ca sent la cyprine à plein nez !"
Cette fois, je relève la tête, plus louve sauvage que tendre agnelle, et je lui susurre, avec un regard appuyé et une voix de gorge : "J'aime ça, moi, sentir la salope excitée !"

Pour ce qui est de me faire honte...je crois que c'est encore raté ^^ !