dimanche 16 avril 2017

Ce que semenawa veut dire...



Samedi 1er, dimanche 2 et lundi 3 avril 2017

Ropes : latachant - Pics : thierry2011 - model : me
   
Comment raconter l'indicible, l'ineffable,  l'intraduisible... ?

     Un mois et plus que j'attends ce week-end là... Depuis que ma chère protectrice m'a dit que nous le passerions en Belgique, chez Latachant, dont j'ai pu admirer le travail dans les cordes lors d'une soirée de l'AdJ, organisée non loin de chez moi.
     Quelques jours auparavant, D. a écrit à L. qu'il voulait "un ticket pour attacher [sa] Lily" après la publication des photos de l'une de nos séances hebdomadaires.... J'ai été, je le confesse, très fière de cette reconnaissance de notre travail à toutes deux. Et là je me sens à la fois émue et fébrile, inquiète aussi, toujours ma confiance en moi, ou plutôt son absence...
     Nous ne sommes pas arrivées depuis très longtemps et D.ne tarde pas à renouveler son invitation, que j'accepte, avec un coeur qui bat la chamade.
     Me voilà quasiment nue sous le bambou qui occupe une place de choix dans le très beau donjon qu'il a installé chez lui.
     Dès le premier moment, je sens que cette séance va être différente de tout ce que j'ai pu connaître.... D. presse une corde autour de mon cou, bloquant légèrement ma respiration, juste ce qu'il faut pour que j'oublie le monde qui m'entoure. Prise de pouvoir intense qui m'emporte comme un vent de tempête..Puis vient la caresse sensuelle des cordes sur mon corps, qui me fait violemment frissonner de la tête aux pieds. Parfois, la corde se serre brusquement, me coupant brièvement le souffle... Je reconnais bien le TK qui s'enroule autour de moi, celui que L.utilise depuis plusieurs semaines et qui est celui de D.,celui qu'il a créé. Mais là les tensions sont plus fortes, la contrainte aussi... Je suis déjà ailleurs, abandonnée, confiante dans les mains qui continuent leur danse sur moi. La musique intérieure qui m'accompagne n'est cependant pas la même que d'habitude... Plus sauvage, plus sensuelle, un vibrato intense qui me secoue toute entière... Je m’envole rapidement, avec un futumomo* à la jambe droite …
Ropes : latachant
 Pics : thierry2011
 model : me
Tout s’enchaîne avec cette même fluidité qui m’avait tant émue, ce fameux soir à l’Angélus...Deuxième futumomo*, puis tête en bas, pendant quasiment ¾ d’heure me dira L. Exquise torture des pinces en bambou sur mes seins. Je ne suis plus que sensations, peau qui frissonne à la moindre caresse, Colombe prisonnière et heureuse de l'être, totalement inconsciente des regards des autres. Reddition sans condition, je me donne totalement à celui qui m’attache, me libère, noyée dans les regards intenses qu’il me lance parfois... A la fin, il me mord doucement l'épaule, un geste qu'il aura aussi lors des séances suivantes, et j'aime cette morsure, comme un sceau sur ma peau...Il me délie et m’asseoit à ses pieds, étirant mes bras vers l'arrière, Colombe aux ailes déployées qui n'a pas du tout  envie de redescendre sur terre...
     La descente sera longue, à la mesure de l’intensité de cette belle séance....et doucement accompagnée aussi par Mask and Mirror, une autre attachante attacheuse....mais ceci est une autre histoire que je vous conterai un autre jour :) (très vite, c'est promis). Tant de belles choses et de belles rencontres durant ce week-end, qu'il est difficile de tout raconter en même temps.

Whips : latachant
  Pics : thierry2011
  model : me
    Plus tard ce même jour, il y aura le fouet...un lâcher-prise différent mais tout aussi intense, tout en crescendo, pendant une trop courte éternité. Comme toujours, je ne peux m'empêcher d'onduler sous le rythme cinglant du cuir, qui m'hypnotise et me libère...D'abord les martinets, caresses piquantes qui ne tardent pas à échauffer ma peau et mes sens....Comme un prélude au violon, pizzicato,  avant l'entrée en scène du fouet, à la tonalité plus grave et plus profonde. Là aussi, D. est un maître, qui fouette à deux fouets. D'abord les jordanians, à plusieurs mèches, plus proches des alti dans ma symphonie intérieure, puis les single tails, un d'abord, puis deux, à la voix grave de contrebasse. Leur musique résonne à mes oreilles, tandis que je sens plus que je ne vois sa danse autour de moi, les lanières sinueuses qui s'enroulent autour de ma taille, de mes seins, par derrière, par devant, cette caresse de cuir que j'aime entre toutes....

     Le lendemain, D. absent le matin, revient dans l’après-midi. Dans nos regards qui se croisent et les sourires que nous échangeons, il me semble lire la même envie, la même attente...Il me demande si je suis prête pour une séance de cordes « SM »...Je ne réponds pas tout de suite, m’interrogeant sur ce que cache ce terme... Je lui demande juste de ne pas utiliser le fouet, car séparément le fouet et les cordes sont pour moi d’une grande intensité, et la conjonction des deux est, je le sais, capable de me pousser à l’évanouissement. D. me rassure mais refuse de répondre à davantage de questions, avec un petit sourire... Ma réponse est, bien sûr, positive, joueuse et curieuse que je suis....
     De nouveau le TK s’enroule autour de moi, tensions fortes et intenses...D. a dit que la contrainte des cordes serait légère et le reste plus difficile. Je le regarde tresser une sorte de chainette, après un harnais de taille tout simple, me demandant ce qu’il compte en faire...Je ne tarde pas à comprendre, quand la chaînette vient se poser sur mon intimité et remonte le long de mes fesses...La « crotch rope », « corde de chatte » comme le dit drôlement l’une de mes amies Tout moi est en éveil, attentive, mais je ne peux retenir un gémissement quand la corde se tend, me mettant sur la pointe des pieds... Si je cherche à les poser davantage au sol, la corde vient se rappeler à mon bon souvenir ; si j’essaie de rester sur les demi-pointes, la fatigue se fait rapidement sentir....D. a attaché une corde à l’une de mes chevilles, et je m’envole une nouvelle fois, avant de me
Ropes : latachant
Pics : thierry2011
model : me
Toujours cette délicieuse impression
 d'être petite et fragile....

retrouver la tête complètement en bas....Il dira plus tard qu’il n’avait pas du tout l’intention de me mettre en suspension, mais que je l’ai fait toute seule et qu’il m’a accompagnée.... La douleur devient extase, de nouveau l'envol...Mes yeux s’agrandissent quand je le vois prendre des pinces à seins... J’appréhende toujours car j’ai les seins particulièrement sensibles ; je gémis de plus belle quand elles se referment sur mes tétons, d’autant que D. y attache des poids en forme d’étoiles... Pourtant, j’aime la douleur exquise qui se propage en ondes concentriques jusqu'à mes orteils... Plus qu’hier encore, je ne suis plus que chair qui sent et qui ressent, proie consentante et offerte, qui accepte la domination du maître des cordes et du plaisir, car oui, c’est bien de plaisir qu’il s’agit... Je ne sais plus où finit ce plaisir, où commence la douleur, à moins que ce ne soit l’inverse. Mes yeux fermés ne s’ouvrent que pour perdre mon regard dans le sien... 
     Je ne peux cependant retenir un sursaut de frayeur quand je le vois s'emparer d'un couteau de chasse aux dimensions impressionnantes... Mais ma confiance est telle que je m’en remets à lui totalement. La pointe du couteau trace des entrelacs sur ma peau, je suis au-delà de la peur, au-delà de la douleur, j’ai totalement lâché prise et j’ai l’impression en m’offrant ainsi à la lame de lui rendre un peu ce qu’il me donne...
     Comme je serai fière, les jours suivants, de regarder les estafilades qui me parcourent dans le miroir, et comme j’aimerai à les suivre du doigt, en souhaitant qu’elles ne s’effacent jamais...
     Le moment où les pinces sont ôtées est toujours le pire et je ne peux retenir un gémissement.
     Il me remet à l’endroit, et la corde posée sur mon sexe mord à nouveau durement la tendre fente, malgré le tissu léger qui me protège un peu, m’arrachant un nouveau cri... Je sens l’humidité sur mes cuisses, qui dit l’effet du moment. Puis, de nouveau la descente, pas tout à fait le calme après la tempête car tout en me déliant, à genoux devant lui, il serre parfois la corde sur mon cou, sur ma poitrine, me coupant brièvement la respiration, me rappelant qu’il est celui qui décide et que, dans ces instants magiques, je suis entre ses mains...  « Petite bête de course » dira-t-il un peu plus tard, un compliment qui me va droit à l’âme... Epuisée, je m’endors dans un fauteuil, sentant à peine que O. me couvre de mon kimono.
     La dernière séance, avant le départ, c’est moi qui oserai la demander, un redoutable effort pour une Colombe que rien ne guérit de sa timidité.... Il aquiesce avec un sourire, et tandis que je suis à nouveau nue sous le bambou, il me glisse qu’il a appris que j’avais aimé la séance de la veille au soir, avec SR comme modèle... C’est vrai et j’ai d’ailleurs dépêché ma chère protectrice afin qu’elle puisse la reproduire avec moi dans les jours qui viennent. Je lui demande s’il souhaite que j’attache mes cheveux et la réponse fuse : « Je me débrouillerai très bien moi-même  ! »... Et en effet, il tresse une corde dans ma crinière, dont je devine bien qu’elle ne va pas rester purement décorative... Puis de nouveau, le TK, sensations à la fois identiques et nouvelles, serrages brusques qui me coupent le souffle. Cuisses ligotées, tête en bas, puis allongée sur le côté...Natte tendue qui m’interdit tout mouvement trop brusque. A quel moment a-t-il tressé à nouveau la « crotch rope » ? Je ne sais plus, toute entière concentrée sur le voyage... J’ai juste le temps de penser que cette fois, je ne mettrai pas en suspension, mais c’est peine perdue car il y a pris goût... Je crie, car le petit abricot est encore sensible de la veille, et je cherche à croiser les pieds sur le bambou pour soulager la tension. Il s’inquiète et me demande si c’est trop dur... Je réponds dans un souffle que ça va, mais que je ne pourrai pas supporter très longtemps la position. Il me remet rapidement en yoko tsuri* sur le côté. Sa main chaude et douce me caresse le visage, je la lèche et la mordille, tète son pouce, le souffle court, le cœur emballé...Petite marionnette aux mains de son tourmenteur, je plane littéralement mais ses doigts sur la plante de mes pieds me font
Ropes : latachant
 Pics : Sade Liza
 model : me
sursauter. Je fuis ses mains,  et n'y parvenant pas,cherche à lui donner des coups, éclatant d’un rire nerveux où les larmes sont proches, le suppliant d’arrêter. Mais bien sûr le moindre sursaut génère des tensions difficiles d'un côté ou de l'autre, aussi je ne tarde pas à essayer de rester plus immobile. Il passe de mes pieds à mes tétons qu’il tord sans pitié, provoquant de nouveaux cris. Et me demande, un brin sadique, si je préfère les chatouilles ou les seins, tandis que ma « protectrice », qui ne perd rien pour attendre, lui crie : « Les deux à la fois ! »...., . Le choix entre Charybde et Scylla, en somme !   Puis vient à nouveau le temps de la descente, ma tresse qui s’enroule et se serre parfois autour de mon cou, les cordes qui se délient puis se serrent tour à tour, sur ma gorge ou sur mon buste, me coupant le souffle. Il s’allonge à côté de moi, et m’entoure de son bras... Je m’y love, nue contre lui, apaisée, détendue, dans un demi-sommeil....Sa respiration se fait plus régulière dans mon dos et nous récupérons ainsi tranquillement, ignorant des autres, dont pour ma part, je ne sais même plus s’ils sont là ou non...Puis vient le retour au monde, ces derniers instants où il me tient dans ses bras, dans la bulle où je me sens si bien que je voudrais ne jamais bouger... L’heure du départ va pourtant bientôt sonner, et si je pars à regret, du moins ai-je des souvenirs en abondance...
     Ce week-end, j’ai bien compris la signification de « semenawa », la corde du tourment, mais aussi la corde du plaisir donné et reçu, le don de soi et la douleur offerte...et je n'ai qu'une envie : recommencer !

Merci à Latachant pour ces magnifiques moments et pour sa généreuse hospitalité
Merci à tous ceux qui ont contribué à la magie de ce week-end : ma protectrice L, Mask and Mirror, Dame C. qui a assuré brillament l'intendance; ,O, notre photographe officiel B,  sur la brèche tout le week-end, J, AS et Lo, SR.

* faute de mieux, j'utilise les termes japonais que je connais pour décrire les figures, mais le style de Latachant n'appartient qu'à lui...




vendredi 7 avril 2017

Sursum corda* !

Vendredi 17 mars 2017

     J'évite habituellement de sortir le vendredi soir, car mon réveil sonne toujours trop tôt le samedi matin.... Mais cette soirée bdsm régulière, à laquelle je suis déjà allée plusieurs fois, a lieu à quelques kilomètres de chez moi, et je me laisse convaincre par ma chère L. de l'y accompagner....d'autant qu'elle me dit qu'elle pourra me "prêter" l'un de ses amis, joueur de fouet et de martinet.
     Nous voilà parties une nouvelle fois toutes les deux... Nous retrouvons sur place l'organisateur, SirJohn D, membre de L'Anneau de Justine, et aussiMaître F. et J., que je connais depuis quelques années, eux aussi membres actifs de l'association et "têtes" du chapitre de Paris, ainsi que de nombreux autres amis.
     L., qui est ma protectrice, et qui prend son rôle très au sérieux, salue un attacheur que j'ai déjà croisé, P. JmBond, et sa soumise et modèle, Miss_I, et ne manque pas de dire au premier qu'elle a une volontaire pour ses cordes s'il le souhaite. Heureusement qu'elle est là pour m'aider à surmonter ma timidité, car je ne suis pas sûre que j'aurais osé être aussi directe ! P. accepte avec gentillesse et je lui rappelle que nous nous sommes déjà croisés en ce même lieu, où j'étais en compagnie de PA de B,
     Il avait déjà attaché sa Miss à cette soirée, et j'avais beacoup aimé la beauté et la fluidité de ses cordes. Sa performance, leur performance, est à la hauteur de mes souvenirs. J'admire la complicité qui les lie, la manière dont les figures s'enchaînent si facilement, pendant près d'une heure....Je ne peux m'empêcher d'éprouver une grande nostalgie, car cela me rappelle des souvenirs heureux.... L. me rappelle à l'ordre d'un regard, et je devine que d'un seul coup, mon visage a dû s'assombrir....
     Mais je me reprends et je félicite le modèle et l'attacheur, qui nous ont offert un si beau spectacle.
     Puis L. me propose de jouer avec son ami MM, tandis que P. et I. se reposent un peu. MM est un bon joueur et j'apprécie ses martinets et son fouet. Le jeu semble lui plaire également.
     Nous redescendons et d'un échange de regards, P. me fait signe qu'il est prêt. Je suis émue et impatiente, il me demande si j'ai déjà été attachée, et je lui rappelle de qui j'ai été le modèle pendant 1 an, et qui m'attache régulièrement aujourd'hui. Je suis habituée à être attachée dans tous les sens, la tête en bas, sur le côté, sur le dos, sur le ventre....Il a vu les dernières photos de nos séances, à L et moi, et sait donc un peu à quoi s'en tenir. Il commence par m'attacher habillée, mais gêné par ma robe en wetlook, me demande si cela m'ennuie qu'il recommence, sans la robe cette fois. J'acquiesce, ma nudité ne me gêne pas, je suis habituée à être encordée ainsi. J'enlève aussi mes chaussures à très hauts talons. J'ai un peu d'appréhension, jamais sûre de moi, jamais sûre de mes qualités de modèle, malgré les affirmations de L. Je pense que P. va m'attacher brièvement, pour me faire plaisir. Mais très vite, je m'envole dans ses cordes, retrouvant ces sensations que j'aime tant, cet état d'apesanteur qui me fait lâcher prise totalement, et je m'abandonne à ses mains, en confiance. Je devine qu'il va me mettre la tête en bas et je me sens si bien que j'ai envie de ne jamais redescendre. Comme avec I., les figures s'enchaînent en douceur, dans un ballet dont j'entends à nouveau, et pour la première fois depuis longtemps, la petite musique dans ma tête, au-delà des conversations et des bruits ambiants. De temps en temps, P. me demande si tout va bien, je lui réponds d'un sourire, si loin et tellement ailleurs... J'ai perdu la notion du temps et de l'espace, mais il me semble que cela fait déjà un bon moment que dure la séance...Je m'attends à ce qu'il me détache mais il me garde contre lui, les bras encore prisonniers du TK et me caresse avec les cordes, jouant par moments à comprimer légèrement mon souffle... J'adore cela et très vite, je ne retiens plus mes frissons sous le frôlement sensuel des cordes, abandonnée et confiante dans ma bulle....Il accompagne ma "descente", puis me porte avec douceur sur le canapé à côté de Miss I..... ... J'ai beaucoup de mal à retrouver mes esprits, et je suis violemment émue. Je me sens rendue à moi-même, dans le bonheur des cordes. Miss_I., adorable, me dit "Tu étais belle dans ses cordes !". P. confirme que cela a été un très beau moment de partage....
     Regardant l'heure, L. et moi sursautons : il est 2h et nous avions prévu de ne pas partir après 1 h ! La nuit va être courte....Mais je repars, avec des étoiles plein les yeux, et l'impression d'être nimbée d'un halo de lumière....
    Nous nous sommes promis, L. et moi, de travailler très vite sur les transitions dans les cordes et nous attendons avec impatience notre séance du mercredi pour mettre en pratique ce que nous venons de voir et de vivre...
Merci encore, cher P., j'espère que nous aurons l'occasion de renouveler ces beaux moments....

* "Haut les coeurs" en latin, mais ici plutôt "haut les cordes" :)


mardi 21 mars 2017

Let's Munch and Play !

Jeudi 09 février 2017

     
In extremis, grâce à l'organisateur, Der Gute Kommandant, j'ai eu une place pour cet événement, réservé à un nombre très limité, et très couru, après la première édition.
    Les Munch and Play, kèzaco ? Des soirées organisées par Le Cercle des Dévoyés et l'Anneau de Justine, selon un concept emprunté à un organisateur lyonnais. L'idée est de permettre à des joueurs ou à de simples curieux de se retrouver autour d'un thème bdsm choisi à l'avance. On débat, on regarde une démonstration, puis on joue. Chacun apporte à manger et à boire, et la soirée est gratuite, un principe rare et bien agréable à Paris.
    Mon cher Ange gardien me propose de l'accompagner mais je lui suggère d'emmener mon attacheuse SL, puisque j'ai déjà une place,  et nous voilà partis tous les trois.
     Nous découvrons le lieu avec ravissement : un immense loft à Paris, avec une grande salle de réception, et une plus petite, mais de bonnes dimensions, aménagée pour les jeux.   
    Ce soir, c'est l'art du martinet qui est à l'honneur, un art dans lequel excelle l'Ange. Ce n'est pourtant pas lui qui fera la démonstration mais SJD, par ailleurs membre de l'Anneau de Justine et organisateur de soirées non loin de chez moi, sur lesquelles j'aurais l'occasion de revenir.
     MVDGK, la soumise de notre hôte, nous fait d'abord un petit discours sur l'hygiène dans les jeux. Il est toujours bon de rappeler les règles de base.
    Puis SJD nous offre la démonstration promise. Pour moi, qui raffole des martinets de V., et n'en ai jamais voulu d'autres, la démonstration est tout à fait convaincante et le spectacle, bien agréable à regarder.
    Les jeux commencent rapidement, et tout le monde joue, ce qui fait plaisir à voir. On entend de toutes parts le cuir qui claque sur les postérieurs....
Il y a là une impressionnante collection de godes, de fouets et d'autres instruments cuisants... et du mobilier : croix de Saint-André et points de suspension en bambou, notamment L. me dira qu'en 20 ans de bdsm, c'est le plus beau donjon qu'elle ait vu, et je n'ai pas de peine à le croire.
    J'ai droit à une belle séance de martinets puis L. m'attache.... J'aime les cordes de mon amie, toujours câlines sur moi.... A ma grande surprise, tandis que je récupère doucement, V. me fait allonger et sort un jouet de son sac à malices. L'engin est diabolique et je ne tarde pas à ululer de bon coeur, d'autant que A. une charmante américaine rencontrée quelques semaines auparavant, entreprend d'apporter son aide à l'Ange. A voir comment je me tords au-dessus du canapé, je crois qu'on ne va pas tarder à appeler l'exorciste.....
    Une belle soirée, après laquelle je dormirai très bien !
    Merci à la dream team DGK pour cette belle organisation et pour le principe même de cette soirée ! Longue vie au Munch and Play ! Et vivement la prochaine !

jeudi 23 février 2017

Un week-end très goormand :) 2

Samedi 11 et dimanch.e 12 février 
(2ème partie)



     Tout le monde s'est réveillé  d'assez bon matin et de fort bonne humeur...et nous voilà tous assis à la table du petit déjeuner, à deviser gaiement et à rire.
Nous ne tardons pas à refaire le monde, et nous prenons à rêver de la création d'un phalanstère, qui nous permettrait de revivre plus quotidiennement ces beaux moments.... Nous imaginons les règles, bien souples, de cette nouvelle Abbaye de Thélème, où chacun aurait un logement indépendant, et serait libre de rejoindre qui il veut ou de rester seul, tout en partageant des moments en communs... Je crois, et je le dis, que nous sommes en train de recréer l'idéal de mai 1968 :).
          L'après-midi passe vite, certains doivent partir, qui pour récupérer un enfant, qui pour participer au Goûter poly, une manifestation qui réunit les polyamoureux.
     Il y a quelques jours, F. m'a demandé si je voulais aller au Goûter ou si je préférais rester avec lui.... Inutile de dire qu'en me prenant ainsi par les sentiments, le choix a été vite fait, d'autant plus vite que comme je le lui ai dit, je me sens plutôt mono-poly que poly tout court....C'est à dire que je n'éprouve pas l'envie d'établir d'autres relations "amimoureuses" (selon le joli mot de l'une de nos amies) que celles que j'ai avec mes amants préférés, qui sont aussi ceux de nombre de mes ami(e)s, et que je n'ai pas la moindre envie de multiplier les partenaires, tant ils savent combler mes désirs les plus secrets....
     Tandis que les autres prennent congé de nous, je ne peux m'empêcher de sourire à l'idée que c'est tout de même un comble que la maîtresse de maison s'en aille, en me laissant seule avec son époux, et en sachant parfaitement à quoi nous allons nous occuper.... avec sa bénédiction. C'est bien cela, notre libertinage : ce partage chaleureux et sans arrière-pensée, où chacun connaît sa place et s'y tient, pour le bonheur de tous.
     Nous décidons rapidement de mettre matelas et couette devant le beau feu que F. a ranimé, tandis que nos ardeurs se raniment elles aussi ! Je ne tarde pas à chanter sous sa langue agile et je lui rends la pareille avec un plaisir non feint.... C'est si bon de sentir la montée du plaisir, puis son acmé en feu d'artifice qui explose dans nos deux corps, nous laissant alanguis et bientôt endormis dans les bras l'un de l'autre pour une petite sieste réparatrice.... Nous évoquions depuis longtemps cette idée de faire l'amour devant un feu de cheminée sur une douce fourrure.... La fourrure attendra encore un peu, mais c'est tout à fait sensuel et délicieux de sentir la caresse du feu pendant nos ébats....
     L'après-midi puis la soirée se poursuivent en caresses, en tendresse et en discussion....C'est ce mélange que j'aime dans nos échanges : les câlins n'en sont jamais exclus, ni la conversation, F excelle à donner l'impression à chacune qu'elle est unique ("parce qu'elle l'est" dit-il). Je suis heureuse de me sentir désirée, désirable et désirante, heureuse de lui rendre le plaisir qu'il me donne, car pour moi aussi, il est unique..... Un peu plus tard, à force de caresses savamment dosées, il fera jaillir la fontaine, cette extase tempétueuse qui dit à quel point je suis bien et détendue, car elle se produit rarement et seulement quand je suis dans un état de béatitude prononcée ... Puis nous jouerons avec les jouets qu'il a préparés, et je me retrouverai une nouvelle fois propulsée au 7ème ciel, cabrée de plaisir au-dessus du matelas...
     Comme S. nous a dit qu'elle ne rentrerait pas le soir même, nous décidons de prolonger la magie du moment en restant ensemble pour la nuit, devant la cheminée éteinte... Et nous nous endormirons lovés l'un contre l'autre, et en ce qui me concerne, le sourire aux lèvres...
     Vraiment un merveilleux week-end, dont j'ai savouré chaque instant...
     Merci à nos hôtes et à tous les participants pour ces moments hors du temps... Je crois que nous avons tous envie de recommencer bien vite !

samedi 18 février 2017

Un week-end très Goormand :) 1

Samedi 11 et dimanche 12 février 2017 
(1ère partie)


     Tout un week-end libertin.... Nous en avons rêvé, F et S l'ont fait, et voilà le jour J arrivé.
     Je retrouve quelques piliers de nos apéros mensuels et chapeautés, dont nos hôtes,  F et sa femme S. Il y a là aussi L. et M, et un autre couple * Un dernier convive doit nous rejoindre pour l'après-midi, encore un habitué des apéros et M., en veine de facéties, propose d'aller le chercher à la gare avec une pancarte (voir photo ci-dessus) pour l'aider à nous rejoindre. Avec A, nous sommes ainsi 4 à nous connaître depuis plusieurs années, depuis  certain mariage libertin que nous n'oublierons jamais...
     L'après-midi se passe en grignotages, rires, discussions mais aussi en baisers et caresses, devant un beau feu de cheminée. Je regrette beaucoup que A doive nous quitter en début de soirée.
     Le soir venu, nos hôtes s'interrogent : dormira-t-on sagement dans les chambres ou ferons-nous dortoir dans l'une des vastes pièces de la maison ? Inutile de dire que c'est la 2ème solution qui fait l'unanimité et que nous voilà rapidement fort occcupés à déménager matelas et couettes pour remplir le "dortoir", au milieu des rires,  sans oublier d'aménager des coins-câlins dans la chambre parentale...
     Après un dernier grignotage, nous montons à l'étage et les jeux démarrent très vite. F., mon lapin préféré, me caresse et m'embrasse tandis que son épouse S. lui caresse le dos...Il me semble que S. n'est pas bi, mais je lui caresse la main ou le bras chaque fois qu'ils passent à ma portée, car je ne peux concevoir ces jeux sans partage harmonieux. Assis dans le fauteuil, M regarde son épouse et dominatrice, exécuter un sensuel et charmant strip-tease. Il ne tarde pas à se retrouver à quatre pattes, à la lécher , tandis que S.lui claque les fesses  avec détermination. L et Sé s'embrassent et se caressent non loin de nous...
     Très vite, L et moi nous retrouvons allongées côte à côte, offertes aux caresses de F. Notre jeune domina et Sé nous offrent rapidement le joli spectacle de leurs corps emmêlés sur le lit, sous le regard de M, qui semble particulièrement goûter la scène,  et de S, la séance de domination terminée.... L et moi nous occupons de F, qui ne néglige aucune de nous deux...et ne tarde pas à réagir avec entrain. Puis je le regarde avec plaisir s'emparer de L, tandis qu'elle me caresse. Les voir tous les deux me donne autant de plaisir, si ce n'est plus encore que si c'était moi...L et moi nous caressons, et caressons F. et le moment est magique et doux....
     Nous nous coucherons bien fatigués dans notre "dortoir" mais certains s'affaireront joyeusement un peu plus tard... Je laisse ma place, je ne suis vraiment pas du matin et je sais que ce n'est que partie remise.....

* leurs initiales étant également L pour madame et S pour monsieur, l'exercice des initiales devient périlleux....

(à suivre)

mercredi 1 février 2017

Y'a du sushi à se faire :)

Vendredi 30 septembre 2016


     Il y a quelques mois, j'ai gagné un après-midi dans un hôtel agréable, grâce à Flore Cherry et au réseau SoRoom....Immédiatement, m'est venue l'idée de partager ce moment avec mes deux amants préférés, qui fornent un duo très complice et très joueur (ensemble ou séparément d'ailleurs, sur ce dernier point :) ).
     Je choisis l'hötel dans une liste, surtout séduite par la possibilité de privatisation du hammam et le fait que la "Junior suite" est annoncée pour trois. Et bien que l'hôtel m'ait fait savoir, non sans un certain embarras, qu'on ne pouvait pas prendre la chambre en trio, cela ne nous fait pas reculer car nous sommes tous un peu spécialistes de ce genre de plan....et le fait pour ces messieurs de devoir entrer discrètement, voire clandestinement, n'en est que plus émoustillant....
     J'arrive la première, et je me change rapidement en écolière, pour faire plaisir à l'un de mes deux coquins, qui fantasme là-dessus et adore me voir avec des couettes. Il m'annonce d'ailleurs son arrivée, mais nous devrons renoncer au champagne car tout est fermé alentour. Qu'à cela ne tienne, j'ai apporté de quoi boire et grignoter en attendant notre comparse, qui est chargé des sushis (là c'est moi qui fantasme sur ce scénario qu'ils ont déjà joué ensemble avec l'une de mes amies....qui se reconnaîtra).
     Ce numéro 2 est en fait mon complice n°1 et nos rendez-vous sont toujours ardents....Il a commencé à apprendre le kinbaku (ou shibari, l'art du ligotage japonais) et il sait à quel point j'aime les cordes. Je me retrouve assez vite en tenue d'Eve, les bras attachés dans le dos et les yeux bandés, gentiment basculée sur le lit...et non moins rapidement transformée en "table à sushis", sur laquelle on dispose les petites bouchées japonaises.... et qu'on n'oublie pas de nourrir et de caresser tout en lui interdisant le moindre frémissement, afin que rien ne se perde des délices promis.....Le plus difficile est de ne pas rire et de ne pas (trop) bouger....Car ils savent y faire ces deux-là, et leurs caresses et leurs baisers ne tardent pas à produire l'effet recherché. Le bandeau m'oblige à faire appel à mes autres sens, les rendant plus aiguisés encore....Délicieuses tortures qui me mettent dans cette situation de proie consentante que j'apprécie tant... J'aime bien aussi ce qu'on me met en bouche, quoi que ce soit, et le morceau à quatre mains qu'ils jouent sur moi et je ne tarde pas à les accompagner par des vocalises....
La suite de l'après-midi sera tout aussi jouissive et ludique, pour toutes les parties concernées, et nous nous quitterons au soir, sans avoir eu le temps de profiter du hammam, mais heureusement fatigués et détendus, après ces instants volés d'où la tendresse n'est jamais exclue.... Merci à vous, F et H, je ne saurais dire à quel point j'aime nos jeux partagés....
Quand recommençons-nous ?