samedi 18 février 2017

Un week-end très Goormand :) 1

Samedi 11 et dimanche 12 février 2017 
(1ère partie)


     Tout un week-end libertin.... Nous en avons rêvé, F et S l'ont fait, et voilà le jour J arrivé.
     Je retrouve quelques piliers de nos apéros mensuels et chapeautés, dont nos hôtes,  F et sa femme S. Il y a là aussi L. et M, et un autre couple * Un dernier convive doit nous rejoindre pour l'après-midi, encore un habitué des apéros et M., en veine de facéties, propose d'aller le chercher à la gare avec une pancarte (voir photo ci-dessus) pour l'aider à nous rejoindre. Avec A, nous sommes ainsi 4 à nous connaître depuis plusieurs années, depuis  certain mariage libertin que nous n'oublierons jamais...
     L'après-midi se passe en grignotages, rires, discussions mais aussi en baisers et caresses, devant un beau feu de cheminée. Je regrette beaucoup que A doive nous quitter en début de soirée.
     Le soir venu, nos hôtes s'interrogent : dormira-t-on sagement dans les chambres ou ferons-nous dortoir dans l'une des vastes pièces de la maison ? Inutile de dire que c'est la 2ème solution qui fait l'unanimité et que nous voilà rapidement fort occcupés à déménager matelas et couettes pour remplir le "dortoir", au milieu des rires,  sans oublier d'aménager des coins-câlins dans la chambre parentale...
     Après un dernier grignotage, nous montons à l'étage et les jeux démarrent très vite. F., mon lapin préféré, me caresse et m'embrasse tandis que son épouse S. lui caresse le dos...Il me semble que S. n'est pas bi, mais je lui caresse la main ou le bras chaque fois qu'ils passent à ma portée, car je ne peux concevoir ces jeux sans partage harmonieux. Assis dans le fauteuil, M regarde son épouse et dominatrice, exécuter un sensuel et charmant strip-tease. Il ne tarde pas à se retrouver à quatre pattes, à la lécher , tandis que S.lui claque les fesses  avec détermination. L et Sé s'embrassent et se caressent non loin de nous...
     Très vite, L et moi nous retrouvons allongées côte à côte, offertes aux caresses de F. Notre jeune domina et Sé nous offrent rapidement le joli spectacle de leurs corps emmêlés sur le lit, sous le regard de M, qui semble particulièrement goûter la scène,  et de S, la séance de domination terminée.... L et moi nous occupons de F, qui ne néglige aucune de nous deux...et ne tarde pas à réagir avec entrain. Puis je le regarde avec plaisir s'emparer de L, tandis qu'elle me caresse. Les voir tous les deux me donne autant de plaisir, si ce n'est plus encore que si c'était moi...L et moi nous caressons, et caressons F. et le moment est magique et doux....
     Nous nous coucherons bien fatigués dans notre "dortoir" mais certains s'affaireront joyeusement un peu plus tard... Je laisse ma place, je ne suis vraiment pas du matin et je sais que ce n'est que partie remise.....

* leurs initiales étant également L pour madame et S pour monsieur, l'exercice des initiales devient périlleux....

(à suivre)

mercredi 1 février 2017

Y'a du sushi à se faire :)

Vendredi 30 septembre 2016


     Il y a quelques mois, j'ai gagné un après-midi dans un hôtel agréable, grâce à Flore Cherry et au réseau SoRoom....Immédiatement, m'est venue l'idée de partager ce moment avec mes deux amants préférés, qui fornent un duo très complice et très joueur (ensemble ou séparément d'ailleurs, sur ce dernier point :) ).
     Je choisis l'hötel dans une liste, surtout séduite par la possibilité de privatisation du hammam et le fait que la "Junior suite" est annoncée pour trois. Et bien que l'hôtel m'ait fait savoir, non sans un certain embarras, qu'on ne pouvait pas prendre la chambre en trio, cela ne nous fait pas reculer car nous sommes tous un peu spécialistes de ce genre de plan....et le fait pour ces messieurs de devoir entrer discrètement, voire clandestinement, n'en est que plus émoustillant....
     J'arrive la première, et je me change rapidement en écolière, pour faire plaisir à l'un de mes deux coquins, qui fantasme là-dessus et adore me voir avec des couettes. Il m'annonce d'ailleurs son arrivée, mais nous devrons renoncer au champagne car tout est fermé alentour. Qu'à cela ne tienne, j'ai apporté de quoi boire et grignoter en attendant notre comparse, qui est chargé des sushis (là c'est moi qui fantasme sur ce scénario qu'ils ont déjà joué ensemble avec l'une de mes amies....qui se reconnaîtra).
     Ce numéro 2 est en fait mon complice n°1 et nos rendez-vous sont toujours ardents....Il a commencé à apprendre le kinbaku (ou shibari, l'art du ligotage japonais) et il sait à quel point j'aime les cordes. Je me retrouve assez vite en tenue d'Eve, les bras attachés dans le dos et les yeux bandés, gentiment basculée sur le lit...et non moins rapidement transformée en "table à sushis", sur laquelle on dispose les petites bouchées japonaises.... et qu'on n'oublie pas de nourrir et de caresser tout en lui interdisant le moindre frémissement, afin que rien ne se perde des délices promis.....Le plus difficile est de ne pas rire et de ne pas (trop) bouger....Car ils savent y faire ces deux-là, et leurs caresses et leurs baisers ne tardent pas à produire l'effet recherché. Le bandeau m'oblige à faire appel à mes autres sens, les rendant plus aiguisés encore....Délicieuses tortures qui me mettent dans cette situation de proie consentante que j'apprécie tant... J'aime bien aussi ce qu'on me met en bouche, quoi que ce soit, et le morceau à quatre mains qu'ils jouent sur moi et je ne tarde pas à les accompagner par des vocalises....
La suite de l'après-midi sera tout aussi jouissive et ludique, pour toutes les parties concernées, et nous nous quitterons au soir, sans avoir eu le temps de profiter du hammam, mais heureusement fatigués et détendus, après ces instants volés d'où la tendresse n'est jamais exclue.... Merci à vous, F et H, je ne saurais dire à quel point j'aime nos jeux partagés....
Quand recommençons-nous ?

mercredi 28 décembre 2016

Soumise.....

J'avais écrit ce texte l'été dernier, il n'est peut-être plus tout à fait d'actualité, car je sais mieux aujourd'hui ce que je veux, mais je l'aime bien...

Soumise retournée à l'état sauvage....En un an, j'ai perdu tous mes repères, et deux maîtres, et bien plus que cela... Deux hommes que j'ai aimés, chacun à leur manière, et dont la perte laisse un vide sidéral en moi...
Suis-je encore soumise, moi qui ne supporte pas d'être en cage, colombe inquiète qui se cogne aux murs et s'envole dès qu'elle a le sentiment qu'on veut lui ôter sa liberté...?
Suis-je encore soumise, moi qui veux tout et son contraire ?
Saurai-je encore m'asseoir aux pieds d'un homme, lui donner ma confiance et recevoir la sienne ?

dimanche 20 novembre 2016

De main de Maître....

"There's rosemary, that's for remembrance" Hamlet, IV, 5

Samedi 29 octobre 2016

     Ce soir, nous devons retrouver à Cris et Chuchotements deux couples d'amis que j'aime beaucoup : Maître Kopernic et soumise B., ma chère soeur de soumission et Maître L. et S., sa soumise.
     C'est la soirée mensuelle de la Vente aux Esclaves et cela fait longtemps que nous n'y sommes allés, l'un ou l'autre, ensemble ou séparément.
      Je ne sais pas s'Il me vendra, ni pourquoi...A ma question, Il répond que oui et me demande pour quoi je veux l'être. Ma réponse fuse : "Ce n'est pas à moi de décider, je laisse cela à ton imagination !"
    Comme toujours, B., S. et moi formons un trio que je trouve piquant : S. est longue et blonde, et si B et moi avons la même stature, elle est brune aux cheveux courts tandis que ma crinière rousse moutonne dans mon dos. Pascal, le maître des lieux, exprime sans équivoque son souhait de nous voir vendues, et Maître K. propose alors de nous vendre en lot, les trois à la fois.
    La vente commence, et j'apprécie comme toujours l'abattage de Pascal, qui sait faire rire son public et le motiver. Nous sommes achetées toutes trois par un dominant, S et moi pour 20 coups de martinet, B. pour ce qu'il voudra...Eh oui, Maître K. ne ménage pas sa soumise (sourire)....
     Nous montons remplir notre contrat, sous l'oeil amusé, voire goguenard de nos maîtres....Notre acheteur nous enjoint de nous mettre à quatre pattes,  en rang, devant la grande roue... Il dénude nos trois paires de fesses, et commence à nous fesser à tour de rôle, répartissant en toute équité les coups, et faisant alterner fessées et caresses. A ce régime-là, je ne tarde pas à feuler de plaisir et à me cambrer de bon coeur, tout comme B. qui est placée à côté de moi... Il vérifie entre mes cuisses, avec une délicatesse appréciable, l'effet produit puis me demande de me tourner vers lui, et cherche à dénuder mes seins, emprisonnés dans mon corset de satin noir ; je l'aide en dénouant les rubans de satin dans mon dos.... Je suis heureuse de voir du coin de l'oeil qu'Il ne perd pas une miette du spectacle, assis dans un fauteuil un peu plus loin. C'est toujours très important pour moi de savoir qu'il veille sur moi et apprécie le spectacle que j'offre, avant tout pour Lui...
    Après quelques coups de martinet dont je ne saurai dire s'ils furent bien au nombre de 20, notre propriétaire temporaire en revient aux travaux manuels et nous demande cette fois de compter, non pas seulement les coups que  nous recevons chacune, mais aussi ceux que reçoivent les autres, et sans nous tromper, s'il vous plaît... Je trouve très agréable sa manière de faire, un plaisant apéritif à d'autres jeux... La séance se termine, il a un mot pour chacune, et loue la beauté de mes deux hémisphères...
     Il me réclame pour une séance de cordes... Il a oublié ses mousquetons mais je Le connais assez pour savoir qu'Il trouvera tout de même le moyen de m'attacher. A Cris et Chuchotements, le point de suspension se trouve en face d'un grand miroir. Il m'ordonne d'ôter mon corset mais de garder longue jupe et chaussures, expliquant qu'Il ne fera qu'un takatekote. Mais je comprends vite qu'il a l'intention de me suspendre quand ma jambe droite s'élève, me laissant dans un équilibre précaire sur 15 cm de talon. Il me libère alors de mes escarpins et attache ma cheville gauche... Me voilà suspendue, juste habillée de ma culotte de dentelle noire, si bien que je m'envole, tournant sur moi-même, et ne pouvant m'empêcher, en me voyant dans le miroir, de penser que Ses cordes me rhabillent bien joliment...ce qui semble être l'opinion de l'assistance. Je retrouve cette sensation de légèreté que j'aime tant, je pourrai rester longtemps ainsi, entre ciel et terre, tournoyant légèrement selon que je me cambre ou tends ma jambe... J'aime croiser son regard, ce regard qui me dit qu'il est satisfait de ce qu'il a fait, et qu'il est fier de moi...
   Mais Il me détache et je reviens lentement à l'instant présent... Il m'ordonne de plier et ranger les cordes, et je m'éxécute, toujours nue, tranquille et appliquée sous le regard des autres.
    Il n'a pas voulu emporter son fouet mais notre ami L. a le sien, et à ma demande, le Lui prête. J'ai vite la preuve qu'un fouet "gentil" peut se révéler piquant dans les mains de quelqu'un qui n'est pas toujours "gentil"....Mais je m'abandonne vite aux ondes cinglantes qui parcourent ma peau, à genoux dans un fauteuil de velours, cela fait trop longtemps que nous n'avons joué ainsi. L. vient reprendre son bien, et Il sort la cravache tout en m'ordonnant de mettre devant la roue. Je me tords sous Ses coups, et pourtant la douleur n'est pas exempte d'un plaisir qui me fait gémir et qui me met au bord de l'extase. Je crains toujours Sa cravache, car il n'y va jamais de main-morte, mais Il alterne les coups secs et plus doux, les moments de répit qui me permettent de reprendre mon souffle... Je ne sais plus où je suis, ni si je veux qu'Il continue ou qu'Il s'arrête...Il me dit : "C'est toi qui as voulu rester !" et je Lui réponds "Mais j'ai parlé de fouet, pas de cravache, moi !". Je sens plus que je ne vois son sourire à cette réplique...
     Et c'est là-dessus que nous terminerons cette belle soirée... Le lendemain, montée sur une chaise, je découvrirai avec fierté dans le miroir les traces marbrées qu'il m'a laissées et qui vont me laisser plusieurs jours un souvenir cuisant ....
Note à moi-même : toujours avoir un tube d'arnica sur soi

mercredi 16 novembre 2016

Roman-photo

Mardi 20 septembre

J'avais retiré ce texte mais finalement c'est un beau souvenir et j'ai envie de le partager à nouveau....

J'aime beaucoup cette photo.
Comme souvent les photos de notre ami G., elle me raconte une histoire...Mes mains, bien ouvertes et détendues dans les cordes, qui disent la confiance absolue que j'ai en mon attacheur, la tête légèrement tournée sur le côté, mais le regard qui glisse subrepticement vers lui, si concentré sur sa tâche... Je n'ai pas le droit de le regarder dans les yeux, ni de regarder les cordes qui s'enroulent autour de moi, sinon la gifle tombe, rapide et sèche. Je le provoque parfois exprès, en le défiant du regard, pour le plaisir... Il le sait,  s'en amuse, et feint  parfois de faire claquer sa main sur ma joue pour me voir rejeter la tête en arrière. Mais le plus souvent, comme ici,  je lui dérobe un coup d'oeil, à travers mes cheveux dénoués ou d'un mouvement bref avant de poser mes yeux innocemment sur l'horizon....

Ropes : Philip Ann
Pics : GKoot
Model : me

mercredi 3 août 2016

Ichinawa*

Mardi 26 juillet

     Depuis longtemps, mon complice préféré a envie d'apprendre l'art des cordes...
     Après bien des hésitations, il me semble que celui qui m'a attachée pendant plusieurs mois est tout de même le mieux placé pour l'initier, pour plus d'une raison...
     C'est un peu étrange pour moi de me retrouver dans la position du modèle entre eux deux.... Les choses ne sont plus les mêmes, et je n'aime pas cette liberté qui m'a été rendue malgré moi. Pourtant je ne regrette pas le choix que j'ai fait de conseiller à l'un de suivre les cours de l'autre, car je connais bien les qualités de P., et je pense qu'il a fait de moi un bon modèle, très patient,  pour un débutant.
     Mon cher complice comprend vite, se montre très attentif aux directives qui lui sont données...et n'hésite pas à ajouter quelques variantes de son cru quand P. le lui demande...
     C'est ainsi que je me retrouve rapidement à genoux, main attachée à l'épaule opposée puis à la cheville non moins opposée, front contre terre... H. comprend vite le parti qu'il peut tirer de la situation, sous l'oeil approbateur du prof qui l'encourage à faire parler le dominant en lui et lui montre le bon exemple en se mettant à cheval sur mon dos pour me fesser joyeusement... Je m'amuse beaucoup de la situation, et j'aimerais que le jeu se prolonge...
      H. s'amuse à me déséquilibrer pour me faire tomber d'un côté ou de l'autre.
Je suis étonnée de le sentir si rapidement à l'aise, ses gestes se font plus fluides et plus fermes, et il n'en faudrait pas beaucoup plus pour que je perde la notion du temps et de l'espace.... Toujours trop réceptive et trop sensible aux cordes...
     Pour un premier cours, ça promet.... Et l'élève me dira ensuite à quel point cette première leçon lui a donné envie de recommencer très vite :)


*Ichinawa : la première corde