mardi 21 mars 2017

Let's Munch and Play !

Jeudi 09 février 2017

     
In extremis, grâce à l'organisateur, Der Gute Kommandant, j'ai eu une place pour cet événement, réservé à un nombre très limité, et très couru, après la première édition.
    Les Munch and Play, kèzaco ? Des soirées organisées par Le Cercle des Dévoyés et l'Anneau de Justine, selon un concept emprunté à un organisateur lyonnais. L'idée est de permettre à des joueurs ou à de simples curieux de se retrouver autour d'un thème bdsm choisi à l'avance. On débat, on regarde une démonstration, puis on joue. Chacun apporte à manger et à boire, et la soirée est gratuite, un principe rare et bien agréable à Paris.
    Mon cher Ange gardien me propose de l'accompagner mais je lui suggère d'emmener mon attacheuse SL, puisque j'ai déjà une place,  et nous voilà partis tous les trois.
     Nous découvrons le lieu avec ravissement : un immense loft à Paris, avec une grande salle de réception, et une plus petite, mais de bonnes dimensions, aménagée pour les jeux.   
    Ce soir, c'est l'art du martinet qui est à l'honneur, un art dans lequel excelle l'Ange. Ce n'est pourtant pas lui qui fera la démonstration mais SJD, par ailleurs membre de l'Anneau de Justine et organisateur de soirées non loin de chez moi, sur lesquelles j'aurais l'occasion de revenir.
     MVDGK, la soumise de notre hôte, nous fait d'abord un petit discours sur l'hygiène dans les jeux. Il est toujours bon de rappeler les règles de base.
    Puis SJD nous offre la démonstration promise. Pour moi, qui raffole des martinets de V., et n'en ai jamais voulu d'autres, la démonstration est tout à fait convaincante et le spectacle, bien agréable à regarder.
    Les jeux commencent rapidement, et tout le monde joue, ce qui fait plaisir à voir. On entend de toutes parts le cuir qui claque sur les postérieurs....
Il y a là une impressionnante collection de godes, de fouets et d'autres instruments cuisants... et du mobilier : croix de Saint-André et points de suspension en bambou, notamment L. me dira qu'en 20 ans de bdsm, c'est le plus beau donjon qu'elle ait vu, et je n'ai pas de peine à le croire.
    J'ai droit à une belle séance de martinets puis L. m'attache.... J'aime les cordes de mon amie, toujours câlines sur moi.... A ma grande surprise, tandis que je récupère doucement, V. me fait allonger et sort un jouet de son sac à malices. L'engin est diabolique et je ne tarde pas à ululer de bon coeur, d'autant que A. une charmante américaine rencontrée quelques semaines auparavant, entreprend d'apporter son aide à l'Ange. A voir comment je me tords au-dessus du canapé, je crois qu'on ne va pas tarder à appeler l'exorciste.....
    Une belle soirée, après laquelle je dormirai très bien !
    Merci à la dream team DGK pour cette belle organisation et pour le principe même de cette soirée ! Longue vie au Munch and Play ! Et vivement la prochaine !

jeudi 23 février 2017

Un week-end très goormand :) 2

Samedi 11 et dimanch.e 12 février 
(2ème partie)



     Tout le monde s'est réveillé  d'assez bon matin et de fort bonne humeur...et nous voilà tous assis à la table du petit déjeuner, à deviser gaiement et à rire.
Nous ne tardons pas à refaire le monde, et nous prenons à rêver de la création d'un phalanstère, qui nous permettrait de revivre plus quotidiennement ces beaux moments.... Nous imaginons les règles, bien souples, de cette nouvelle Abbaye de Thélème, où chacun aurait un logement indépendant, et serait libre de rejoindre qui il veut ou de rester seul, tout en partageant des moments en communs... Je crois, et je le dis, que nous sommes en train de recréer l'idéal de mai 1968 :).
          L'après-midi passe vite, certains doivent partir, qui pour récupérer un enfant, qui pour participer au Goûter poly, une manifestation qui réunit les polyamoureux.
     Il y a quelques jours, F. m'a demandé si je voulais aller au Goûter ou si je préférais rester avec lui.... Inutile de dire qu'en me prenant ainsi par les sentiments, le choix a été vite fait, d'autant plus vite que comme je le lui ai dit, je me sens plutôt mono-poly que poly tout court....C'est à dire que je n'éprouve pas l'envie d'établir d'autres relations "amimoureuses" (selon le joli mot de l'une de nos amies) que celles que j'ai avec mes amants préférés, qui sont aussi ceux de nombre de mes ami(e)s, et que je n'ai pas la moindre envie de multiplier les partenaires, tant ils savent combler mes désirs les plus secrets....
     Tandis que les autres prennent congé de nous, je ne peux m'empêcher de sourire à l'idée que c'est tout de même un comble que la maîtresse de maison s'en aille, en me laissant seule avec son époux, et en sachant parfaitement à quoi nous allons nous occuper.... avec sa bénédiction. C'est bien cela, notre libertinage : ce partage chaleureux et sans arrière-pensée, où chacun connaît sa place et s'y tient, pour le bonheur de tous.
     Nous décidons rapidement de mettre matelas et couette devant le beau feu que F. a ranimé, tandis que nos ardeurs se raniment elles aussi ! Je ne tarde pas à chanter sous sa langue agile et je lui rends la pareille avec un plaisir non feint.... C'est si bon de sentir la montée du plaisir, puis son acmé en feu d'artifice qui explose dans nos deux corps, nous laissant alanguis et bientôt endormis dans les bras l'un de l'autre pour une petite sieste réparatrice.... Nous évoquions depuis longtemps cette idée de faire l'amour devant un feu de cheminée sur une douce fourrure.... La fourrure attendra encore un peu, mais c'est tout à fait sensuel et délicieux de sentir la caresse du feu pendant nos ébats....
     L'après-midi puis la soirée se poursuivent en caresses, en tendresse et en discussion....C'est ce mélange que j'aime dans nos échanges : les câlins n'en sont jamais exclus, ni la conversation, F excelle à donner l'impression à chacune qu'elle est unique ("parce qu'elle l'est" dit-il). Je suis heureuse de me sentir désirée, désirable et désirante, heureuse de lui rendre le plaisir qu'il me donne, car pour moi aussi, il est unique..... Un peu plus tard, à force de caresses savamment dosées, il fera jaillir la fontaine, cette extase tempétueuse qui dit à quel point je suis bien et détendue, car elle se produit rarement et seulement quand je suis dans un état de béatitude prononcée ... Puis nous jouerons avec les jouets qu'il a préparés, et je me retrouverai une nouvelle fois propulsée au 7ème ciel, cabrée de plaisir au-dessus du matelas...
     Comme S. nous a dit qu'elle ne rentrerait pas le soir même, nous décidons de prolonger la magie du moment en restant ensemble pour la nuit, devant la cheminée éteinte... Et nous nous endormirons lovés l'un contre l'autre, et en ce qui me concerne, le sourire aux lèvres...
     Vraiment un merveilleux week-end, dont j'ai savouré chaque instant...
     Merci à nos hôtes et à tous les participants pour ces moments hors du temps... Je crois que nous avons tous envie de recommencer bien vite !

samedi 18 février 2017

Un week-end très Goormand :) 1

Samedi 11 et dimanche 12 février 2017 
(1ère partie)


     Tout un week-end libertin.... Nous en avons rêvé, F et S l'ont fait, et voilà le jour J arrivé.
     Je retrouve quelques piliers de nos apéros mensuels et chapeautés, dont nos hôtes,  F et sa femme S. Il y a là aussi L. et M, et un autre couple * Un dernier convive doit nous rejoindre pour l'après-midi, encore un habitué des apéros et M., en veine de facéties, propose d'aller le chercher à la gare avec une pancarte (voir photo ci-dessus) pour l'aider à nous rejoindre. Avec A, nous sommes ainsi 4 à nous connaître depuis plusieurs années, depuis  certain mariage libertin que nous n'oublierons jamais...
     L'après-midi se passe en grignotages, rires, discussions mais aussi en baisers et caresses, devant un beau feu de cheminée. Je regrette beaucoup que A doive nous quitter en début de soirée.
     Le soir venu, nos hôtes s'interrogent : dormira-t-on sagement dans les chambres ou ferons-nous dortoir dans l'une des vastes pièces de la maison ? Inutile de dire que c'est la 2ème solution qui fait l'unanimité et que nous voilà rapidement fort occcupés à déménager matelas et couettes pour remplir le "dortoir", au milieu des rires,  sans oublier d'aménager des coins-câlins dans la chambre parentale...
     Après un dernier grignotage, nous montons à l'étage et les jeux démarrent très vite. F., mon lapin préféré, me caresse et m'embrasse tandis que son épouse S. lui caresse le dos...Il me semble que S. n'est pas bi, mais je lui caresse la main ou le bras chaque fois qu'ils passent à ma portée, car je ne peux concevoir ces jeux sans partage harmonieux. Assis dans le fauteuil, M regarde son épouse et dominatrice, exécuter un sensuel et charmant strip-tease. Il ne tarde pas à se retrouver à quatre pattes, à la lécher , tandis que S.lui claque les fesses  avec détermination. L et Sé s'embrassent et se caressent non loin de nous...
     Très vite, L et moi nous retrouvons allongées côte à côte, offertes aux caresses de F. Notre jeune domina et Sé nous offrent rapidement le joli spectacle de leurs corps emmêlés sur le lit, sous le regard de M, qui semble particulièrement goûter la scène,  et de S, la séance de domination terminée.... L et moi nous occupons de F, qui ne néglige aucune de nous deux...et ne tarde pas à réagir avec entrain. Puis je le regarde avec plaisir s'emparer de L, tandis qu'elle me caresse. Les voir tous les deux me donne autant de plaisir, si ce n'est plus encore que si c'était moi...L et moi nous caressons, et caressons F. et le moment est magique et doux....
     Nous nous coucherons bien fatigués dans notre "dortoir" mais certains s'affaireront joyeusement un peu plus tard... Je laisse ma place, je ne suis vraiment pas du matin et je sais que ce n'est que partie remise.....

* leurs initiales étant également L pour madame et S pour monsieur, l'exercice des initiales devient périlleux....

(à suivre)

mercredi 1 février 2017

Y'a du sushi à se faire :)

Vendredi 30 septembre 2016


     Il y a quelques mois, j'ai gagné un après-midi dans un hôtel agréable, grâce à Flore Cherry et au réseau SoRoom....Immédiatement, m'est venue l'idée de partager ce moment avec mes deux amants préférés, qui fornent un duo très complice et très joueur (ensemble ou séparément d'ailleurs, sur ce dernier point :) ).
     Je choisis l'hötel dans une liste, surtout séduite par la possibilité de privatisation du hammam et le fait que la "Junior suite" est annoncée pour trois. Et bien que l'hôtel m'ait fait savoir, non sans un certain embarras, qu'on ne pouvait pas prendre la chambre en trio, cela ne nous fait pas reculer car nous sommes tous un peu spécialistes de ce genre de plan....et le fait pour ces messieurs de devoir entrer discrètement, voire clandestinement, n'en est que plus émoustillant....
     J'arrive la première, et je me change rapidement en écolière, pour faire plaisir à l'un de mes deux coquins, qui fantasme là-dessus et adore me voir avec des couettes. Il m'annonce d'ailleurs son arrivée, mais nous devrons renoncer au champagne car tout est fermé alentour. Qu'à cela ne tienne, j'ai apporté de quoi boire et grignoter en attendant notre comparse, qui est chargé des sushis (là c'est moi qui fantasme sur ce scénario qu'ils ont déjà joué ensemble avec l'une de mes amies....qui se reconnaîtra).
     Ce numéro 2 est en fait mon complice n°1 et nos rendez-vous sont toujours ardents....Il a commencé à apprendre le kinbaku (ou shibari, l'art du ligotage japonais) et il sait à quel point j'aime les cordes. Je me retrouve assez vite en tenue d'Eve, les bras attachés dans le dos et les yeux bandés, gentiment basculée sur le lit...et non moins rapidement transformée en "table à sushis", sur laquelle on dispose les petites bouchées japonaises.... et qu'on n'oublie pas de nourrir et de caresser tout en lui interdisant le moindre frémissement, afin que rien ne se perde des délices promis.....Le plus difficile est de ne pas rire et de ne pas (trop) bouger....Car ils savent y faire ces deux-là, et leurs caresses et leurs baisers ne tardent pas à produire l'effet recherché. Le bandeau m'oblige à faire appel à mes autres sens, les rendant plus aiguisés encore....Délicieuses tortures qui me mettent dans cette situation de proie consentante que j'apprécie tant... J'aime bien aussi ce qu'on me met en bouche, quoi que ce soit, et le morceau à quatre mains qu'ils jouent sur moi et je ne tarde pas à les accompagner par des vocalises....
La suite de l'après-midi sera tout aussi jouissive et ludique, pour toutes les parties concernées, et nous nous quitterons au soir, sans avoir eu le temps de profiter du hammam, mais heureusement fatigués et détendus, après ces instants volés d'où la tendresse n'est jamais exclue.... Merci à vous, F et H, je ne saurais dire à quel point j'aime nos jeux partagés....
Quand recommençons-nous ?

mercredi 28 décembre 2016

Soumise.....

J'avais écrit ce texte l'été dernier, il n'est peut-être plus tout à fait d'actualité, car je sais mieux aujourd'hui ce que je veux, mais je l'aime bien...

Soumise retournée à l'état sauvage....En un an, j'ai perdu tous mes repères, et deux maîtres, et bien plus que cela... Deux hommes que j'ai aimés, chacun à leur manière, et dont la perte laisse un vide sidéral en moi...
Suis-je encore soumise, moi qui ne supporte pas d'être en cage, colombe inquiète qui se cogne aux murs et s'envole dès qu'elle a le sentiment qu'on veut lui ôter sa liberté...?
Suis-je encore soumise, moi qui veux tout et son contraire ?
Saurai-je encore m'asseoir aux pieds d'un homme, lui donner ma confiance et recevoir la sienne ?

dimanche 20 novembre 2016

De main de Maître....

"There's rosemary, that's for remembrance" Hamlet, IV, 5

Samedi 29 octobre 2016

     Ce soir, nous devons retrouver à Cris et Chuchotements deux couples d'amis que j'aime beaucoup : Maître Kopernic et soumise B., ma chère soeur de soumission et Maître L. et S., sa soumise.
     C'est la soirée mensuelle de la Vente aux Esclaves et cela fait longtemps que nous n'y sommes allés, l'un ou l'autre, ensemble ou séparément.
      Je ne sais pas s'Il me vendra, ni pourquoi...A ma question, Il répond que oui et me demande pour quoi je veux l'être. Ma réponse fuse : "Ce n'est pas à moi de décider, je laisse cela à ton imagination !"
    Comme toujours, B., S. et moi formons un trio que je trouve piquant : S. est longue et blonde, et si B et moi avons la même stature, elle est brune aux cheveux courts tandis que ma crinière rousse moutonne dans mon dos. Pascal, le maître des lieux, exprime sans équivoque son souhait de nous voir vendues, et Maître K. propose alors de nous vendre en lot, les trois à la fois.
    La vente commence, et j'apprécie comme toujours l'abattage de Pascal, qui sait faire rire son public et le motiver. Nous sommes achetées toutes trois par un dominant, S et moi pour 20 coups de martinet, B. pour ce qu'il voudra...Eh oui, Maître K. ne ménage pas sa soumise (sourire)....
     Nous montons remplir notre contrat, sous l'oeil amusé, voire goguenard de nos maîtres....Notre acheteur nous enjoint de nous mettre à quatre pattes,  en rang, devant la grande roue... Il dénude nos trois paires de fesses, et commence à nous fesser à tour de rôle, répartissant en toute équité les coups, et faisant alterner fessées et caresses. A ce régime-là, je ne tarde pas à feuler de plaisir et à me cambrer de bon coeur, tout comme B. qui est placée à côté de moi... Il vérifie entre mes cuisses, avec une délicatesse appréciable, l'effet produit puis me demande de me tourner vers lui, et cherche à dénuder mes seins, emprisonnés dans mon corset de satin noir ; je l'aide en dénouant les rubans de satin dans mon dos.... Je suis heureuse de voir du coin de l'oeil qu'Il ne perd pas une miette du spectacle, assis dans un fauteuil un peu plus loin. C'est toujours très important pour moi de savoir qu'il veille sur moi et apprécie le spectacle que j'offre, avant tout pour Lui...
    Après quelques coups de martinet dont je ne saurai dire s'ils furent bien au nombre de 20, notre propriétaire temporaire en revient aux travaux manuels et nous demande cette fois de compter, non pas seulement les coups que  nous recevons chacune, mais aussi ceux que reçoivent les autres, et sans nous tromper, s'il vous plaît... Je trouve très agréable sa manière de faire, un plaisant apéritif à d'autres jeux... La séance se termine, il a un mot pour chacune, et loue la beauté de mes deux hémisphères...
     Il me réclame pour une séance de cordes... Il a oublié ses mousquetons mais je Le connais assez pour savoir qu'Il trouvera tout de même le moyen de m'attacher. A Cris et Chuchotements, le point de suspension se trouve en face d'un grand miroir. Il m'ordonne d'ôter mon corset mais de garder longue jupe et chaussures, expliquant qu'Il ne fera qu'un takatekote. Mais je comprends vite qu'il a l'intention de me suspendre quand ma jambe droite s'élève, me laissant dans un équilibre précaire sur 15 cm de talon. Il me libère alors de mes escarpins et attache ma cheville gauche... Me voilà suspendue, juste habillée de ma culotte de dentelle noire, si bien que je m'envole, tournant sur moi-même, et ne pouvant m'empêcher, en me voyant dans le miroir, de penser que Ses cordes me rhabillent bien joliment...ce qui semble être l'opinion de l'assistance. Je retrouve cette sensation de légèreté que j'aime tant, je pourrai rester longtemps ainsi, entre ciel et terre, tournoyant légèrement selon que je me cambre ou tends ma jambe... J'aime croiser son regard, ce regard qui me dit qu'il est satisfait de ce qu'il a fait, et qu'il est fier de moi...
   Mais Il me détache et je reviens lentement à l'instant présent... Il m'ordonne de plier et ranger les cordes, et je m'éxécute, toujours nue, tranquille et appliquée sous le regard des autres.
    Il n'a pas voulu emporter son fouet mais notre ami L. a le sien, et à ma demande, le Lui prête. J'ai vite la preuve qu'un fouet "gentil" peut se révéler piquant dans les mains de quelqu'un qui n'est pas toujours "gentil"....Mais je m'abandonne vite aux ondes cinglantes qui parcourent ma peau, à genoux dans un fauteuil de velours, cela fait trop longtemps que nous n'avons joué ainsi. L. vient reprendre son bien, et Il sort la cravache tout en m'ordonnant de mettre devant la roue. Je me tords sous Ses coups, et pourtant la douleur n'est pas exempte d'un plaisir qui me fait gémir et qui me met au bord de l'extase. Je crains toujours Sa cravache, car il n'y va jamais de main-morte, mais Il alterne les coups secs et plus doux, les moments de répit qui me permettent de reprendre mon souffle... Je ne sais plus où je suis, ni si je veux qu'Il continue ou qu'Il s'arrête...Il me dit : "C'est toi qui as voulu rester !" et je Lui réponds "Mais j'ai parlé de fouet, pas de cravache, moi !". Je sens plus que je ne vois son sourire à cette réplique...
     Et c'est là-dessus que nous terminerons cette belle soirée... Le lendemain, montée sur une chaise, je découvrirai avec fierté dans le miroir les traces marbrées qu'il m'a laissées et qui vont me laisser plusieurs jours un souvenir cuisant ....
Note à moi-même : toujours avoir un tube d'arnica sur soi